Morgane Surlenet
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Stratégiste SEO
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Le cocon sémantique : le pire ennemi de votre référencement

février 28, 2019 SEO
Le cocon sémantique : le pire ennemi de votre référencement

Le cocon sémantique est une technique SEO inventée par Laurent Bourrelly. Il s’agit d’un ensemble de pages maillées entre elles permettant d’améliorer le positionnement d’un site Internet dans les moteurs de recherche. Pourtant, dans certains cas, le cocon sémantique n’a pas d’effet et peut même avoir un effet néfaste sur votre positionnement. Parfois il a simplement été mal réalisé (il existe peu de prestataires capables de le mettre en œuvre correctement) ou il n’est simplement pas adapté à votre besoin.

Qu’est-ce qu’un cocon sémantique ? Définition

Si pour beaucoup les cocons ressemblent à des silos, ils n’ont pourtant que très peu à voir avec ces derniers. Il ne s’agit pas non plus de clusters thématiques. Le cocon est un système construit sur la notion de proximité sémantique entre les différentes pages de l’ensemble. Cette technique de référencement sert un objectif de trafic bien sûr, mais doit aussi apporter de la valeur à votre cible.

Il nécessite la mise en œuvre d’un plan de cocon précis où le maillage interne possède une place déterminante. Pour créer le plan de cocon, il n’existe qu’un seul outil capable de détecter la proximité sémantique des pages, à savoir cocon.se. C’est le seul logiciel du marché à prendre en compte la notion de glissement sémantique au moment du calcul du cocon. Il va créer des liens idéaux entre pages mères et pages filles pour optimiser la transmission du jus.

En cela, le cocon diffère diamétralement de la technique du silo. La structure, la taille et le contenu des textes, mais aussi les ancres de liens doivent être optimisés pour espérer obtenir le résultat escompté. Vous l’aurez compris, le cocon est une science plus qu’un art.

Pourquoi le cocon sémantique est-il mauvais pour votre SEO ?

Le cocon peut s’avérer dangereux pour qui ne le manie pas avec doigté. La tendance, qui consiste à créer un ensemble de plusieurs centaines de pages, est une stratégie qui apporte des résultats en matière de trafic général, c’est indéniable. En même temps, ajoutez 250 pages de contenu à un site et son trafic devrait augmenter, pas besoin de cocon pour ça. Mais qu’en est-il des VRAIS résultats ? Et comment le cocon peut-il finalement devenir le pire ennemi de votre référencement ?

1- Le site sur lequel est installé le cocon est jeune ou peu visité

C’est le cas le plus fréquent où le cocon peine à donner des résultats. Les pages du cocon devront alors être complétées par des liens externes afin de pousser l’ensemble. Ce qu’il faut comprendre, c’est que pour fonctionner, un cocon doit être visité. Il faut que les liens soient parcourus plus de 40 fois pour exprimer leur potentiel et transmettre le jus tant attendu. Il est donc normal que, sur un site web qui totalise peu de visites, il mette plus de temps à donner tout son effet. Une optimisation sémantique des pages existantes du site, voire un complètement par de nouvelles pages est un préalable indispensable dans ce cas de figure. La méthode du cocon s’applique mal aux sites qui totalisent peu de trafic et le ROI est généralement décevant.

2- Le cocon a été mal conçu

Le plan du cocon est primordial. Il ne s’agit pas d’un ensemble de mots clés dérivés, il ne s’agit pas non plus de sujets pris au hasard. Le cocon sémantique, tel que conçu par Laurent Bourrelly, est une arborescence complexe avec une hiérarchie de pages basées sur des sujets choisis pour leur proximité sémantique, et maillées entre elles selon la notion essentielle de glissement sémantique. Comme dans un jeu de lego, chaque page s’assemble aux autres d’une seule façon. Elle envoie le jus seulement vers des pages avec lesquelles elle entretient un lien sémantique fort. Lorsque le cocon est mal conçu il n’envoie pas ou peu de jus.   

3- Le maillage interne des pages du cocon est mal fait

Parfois, le passage du plan de cocon à sa mise en œuvre est mal réalisé. Il peut en résulter une baisse de trafic de la page qui devait être poussée par le cocon, au profit de la page d’index par exemple, ce qui dans le cas d’un e-commerce est simplement désastreux. Il est primordial de respecter la structure du cocon telle que conçue au départ. La qualité des ancres dans les textes a aussi une fonction primordiale. Là aussi, les règles de bases doivent être respectées au moment d’implémenter le cocon sinon ses effets seront nettement diminués. Souvent, c’est la page d’index qui est négligée. Cette erreur de débutant est souvent pénible et longue à rattraper.

4- Les contenus du cocon sont mal optimisés

Comme déjà évoqué, le cocon est un ensemble de contenus. Ces derniers doivent donc répondre à des critères de rédaction précis, et subir un travail d’optimisation. Dans le terme « cocon sémantique », il y a sémantique ! Il est donc logique que les contenus des pages qui le composent doivent être optimisés sémantiquement. Du blabla ou de la bouillie SEO ne seront pas suffisants. Les textes doivent être riches en vocabulaire, écrits selon les critères de lisibilité, construits avec des titres qui font sens, car ne l’oubliez pas la sémantique traite du sens des mots. Les lexies sémantiques fournies par les métamots doivent être ajoutées au contenu. Chaque lien devra être contextualisé, et son ancre choisie avec soin. Écrire un cocon sémantique demande un certain savoir-faire. Des contenus « bateaux » ne donneront jamais les mêmes résultats que des articles parfaitement optimisés.

5- Le cocon ne permet pas à l’utilisateur de revenir dans le site

Un ensemble de pages optimisé amène mathématiquement du trafic. Mais vous poursuivez peut-être un objectif commercial ? Que votre cocon soit destiné à pousser une page de vente ou une catégorie de produit, il doit permettre au visiteur de retourner dans le site. Un call To action bien placé, par exemple un formulaire si vous faites de la captation de leads ou quelques produits si vous vendez en ligne, permettront à votre utilisateur de revenir au cœur de votre site web. Lorsque rien ne permet à votre visiteur de revenir depuis le cocon dans les pages de vente, vous ne risquez pas de les transformer en clients.  

6- Le cocon est démesuré par rapport au besoin réel

Les « vendeurs de cocons » parient souvent sur de gros volumes de pages. Pourtant dans certains cas, avec seulement quelques dizaines de pages, il est possible d’obtenir les résultats que vous attendez. En vous promettant des résultats fabuleux avec 200 ou 300 pages, ces prestataires peu scrupuleux ne prennent aucun risque. Ce qui est sûr c’est qu’avec un tel volume de contenu votre trafic risque fort d’exploser, mais qu’en est il de votre chiffre d’affaires ? Dans le pire des cas, un cocon de cette ampleur peut totalement vampiriser vos pages de vente et avoir un effet négatif sur vos ventes. Le but du cocon est de pousser vos pages de ventes, mais que se passerait-il si celles-ci disparaissaient totalement de la recherche Google ?

7- Les pages du cocon sont positionnées sur des requêtes de vente

Autre constat, une personne qui cherche « acheter une chaise » ne cherche pas à découvrir un article sur les chaises de designer. Il est primordial de comprendre que, si le cocon permet par des contenus intéressants de mettre en valeur l’expertise et le savoir-faire de votre entreprise, la plaçant en tant que spécialiste dans son domaine, la page de cocon peut être fortement déceptive pour un internaute si elle se positionne sur une requête de vente. Cela arrive principalement sur des sites ecommerce, et lorsque le cocon est vu comme un ensemble en tant que tel, et pas intégré dans une stratégie marketing globale. Le résultat concret est une augmentation du taux de rebond qui peut atteindre plus de 90 % et pénaliser tout votre référencement.

Vous voulez quand même réaliser un cocon sémantique ?

Même si les cocons sont des outils subtils à manier, ils n’en restent pas moins des armes redoutables de référencement. Lorsqu’il est bien conçu, que son architecture a été parfaitement étudiée, que ses articles sont bien rédigés et que le maillage interne respecte l’architecture calculée au moment de la conception, il peut littéralement vous propulser dans les moteurs de recherche, et notamment sur Google qui est très friand de sa structure. Avec en plus une conception soignée et un dimensionnement adéquat, c’est votre chiffre d’affaires qui s’envole.

Mais le cocon est un outil marketing autant que SEO, qui doit s’intégrer dans une stratégie plus large. Même si les exemples montrent qu’il fonctionne, il ne s’agit pas pour autant d’une baguette magique. C’est aussi souvent un investissement financier important qui doit être réalisé à bon escient pour procurer un ROI intéressant.

L’arborescence du cocon sémantique : la base

La conception du cocon est l’étape la plus importante. Les sujets d’abord doivent être choisis avec soin. Ils ne consistent pas en une simple liste de mots clés dérivés ou de requêtes Google. Il ne s’agit pas non plus de mots clés thématiques. Ils doivent refléter de façon réelle les attentes des internautes dans votre niche. Le risque à ce stade est de choisir des sujets de pages sans réels points communs du point de vue de la sémantique SEO. Les lexies déterminantes vous aideront à identifier le sujet parfait.

Le maillage interne du cocon ensuite ne sert pas à cartographier le niveau des pages sous forme d’arborescence. Il s’agit de structurer l’architecture en permettant une circulation idéale du jus entre les différentes pages. C’est là que la notion de glissement sémantique prend tout son sens. Trop de cocons sont des ensembles de pages ordonnées selon des critères arbitraires formant une architecture plus ou moins logique, mais rarement efficace. Seule une conception basée sur des critères purement sémantiques vous assure une transmission du jus vers les pages désirées.

Les ancres de liens sont également à soigner. Dans un cocon, pages mères et pages filles sont liées par des liens placés dans le texte même. Les liens doivent être contextualisés et leurs ancres doivent être pensées et choisies pour servir la stratégie globale.

La rédaction du cocon : le point crucial

Votre cocon est composé d’articles optimisés sémantiquement, on parle aussi de contenus sémantiques. La méthode de rédaction d’une page de cocon diffère totalement de la rédaction d’un article de blog ou de n’importe quel autre type de contenus web. D’abord, la notion de page mère et de page fille doit être totalement intégrée au contenu.

Ensuite, les liens doivent être contextualisés pour avoir l’effet escompté. Le vocabulaire de la thématique est important bien sûr, mais les lexies doivent aussi être parfaitement représentées. Les expressions ou lexies doivent être complétées par des cooccurrences, notamment dans les titres, pour parfaire l’optimisation du texte.

Le cocon sert aussi un objectif marketing, il ne sera pas exploré uniquement par les moteurs de recherche, mais aussi par vos futurs clients. La cible doit être clairement définie, pour cela mettez en place des personas qui serviront de repères au rédacteur.

Les titres revêtent également une grande importance. Le copywriting des titres des différents articles est un minimum si vous souhaitez intéresser votre internaute cible.

Il n’existe pas de formation spécifique à la rédaction de cocons sémantiques, seule l’expérience compte dans ce cas, et même plus que le niveau de langue du prestataire que vous allez employer. Mais fournir à un rédacteur ou à une rédactrice une liste d’expressions et des liens à ajouter ne suffira pas à obtenir un article parfaitement optimisé.

La mise en place du cocon sémantique : l’épreuve de vérité

La dernière étape est l’intégration du cocon sémantique dans votre site. Cette étape est cruciale dans le bon déroulement de la méthode introduite par Laurent Bourrelly. D’abord, les pages du cocon doivent être étanches. Concrètement, chaque lien placé dans la page doit être choisi stratégiquement. Le menu et le footer sont deux aspects qui ne sont pratiquement jamais respectés à ce stade. Comme dans un silo, chaque ensemble de pages doit être correctement isolé à l’intérieur du système. Les calls To action, menus et autres liens parasites doivent être traités au cas par cas en utilisant des méthodes d’obfuscation notamment. La page d’index, oubliée sur de nombreux sites, doit être parfaitement implémentée. La clé de la réussite repose sur une méthode empirique et minutieusement appliquée.

Cocon.se l’outil de conception indissociable du cocon

Cocon.se est un outil de conception de cocon et d’optimisation sémantique. Il s’agit selon moi de la seule clé qui permette vraiment de réussir son cocon sémantique en maîtrisant chaque niveau de la création à la mise en ligne. Même si d’autres sites prétendent fournir une aide à la conception de cocon, ils sont plus proches du silo ou du cluster thématique, ce qui encore une fois, n’est pas un ensemble sémantique. Créé par Sylvain Deauré, cocon.se est basé sur le concept des métamots dont Christian Méline est le précurseur. Le système a été conçu pour répondre à tous vos besoins au moment de créer votre cocon. Pour générer une liste de sujets, rendez-vous dans Eureka. Puis transférez ses sujets dans les métamots pour découvrir tout leur potentiel. Une fois les métamots de votre liste calculés, la fonction maillage vous permet de modéliser une arborescence optimale en quelques clics. Ensuite, la partie optimisation contient un éditeur d’optimisation sémantique intégré qui vous guide pour parfaire votre contenu. Cerise sur le gâteau, vous héritez même des lexies de contextualisation pour chacun de vos liens. Alors, avec tout ça comment se tromper ? Si vous doutez encore, Christian Méline a même réalisé des vidéos pédagogiques pour vous guider !

Comment réaliser un bon cocon sémantique ? Chaque étape compte !

  1. Commencez par optimiser votre site web. Au mieux un cocon installé sur un site mal optimisé ne donnera pas ou peu de résultats, au pire, il vampirisera le trafic de vos autres pages.
  2. Définissez tout de suite l’objectif de cocon : marketing, vente, notoriété… selon les objectifs définis, vous pourrez définir des KPI adéquats pour quantifier les résultats.
  3. Créez un ensemble de pages cohérent avec la concurrence sur la requête visée. 30 pages calculées de façon chirurgicale valent souvent mieux que 100 pages qui ratissent des dizaines de sujets.
  4. Préférez de vrais sujets aux requêtes ou aux expressions clés. Les questions posées par votre cible sont une très bonne base de départ. Cherchez à rédiger des articles qui intéressent votre lectorat. Votre sujet devrait toujours comporter un verbe, ainsi vous définissez l’intention de votre internaute.
  5. Concevez votre cocon avec cocon.se. C’est le seul outil de conception de cocon qui intègre la notion de glissement sémantique.
  6. Respectez exactement le plan du cocon au moment de l’implémenter. Et n’ajoutez pas de liens parasites sur les pages de ce dernier.
  7. Rédigez votre cocon sémantique avec soin ou faites-le rédiger par un rédacteur qui a de l’expérience dans ce domaine précis. Une page de cocon n’est pas un article de blog, il doit être rédigé par une personne qui sait ce qu’elle fait.
  8. Soignez les ancres de lien entre pages mères et pages filles.
  9. N’oubliez pas la page d’index, elle est d’une importance capitale.
  10. Enfin, et c’est peut-être un des points les plus importants si votre cocon fonctionne, mettez en avant vos produits ou permettez à votre internaute de retourner aux pages de vente avec un call To action.

La formation cocon sémantique de Laurent Bourrelly

Le moyen le plus sûr de savoir vraiment ce qu’est un cocon est encore de vous former sur le sujet. Laurent Bourrelly forme chaque année un petit groupe de référenceurs et la méthode pour créer un cocon sémantique est bien sûr au programme de la formation, mais pas seulement. Le BootcampSEO c’est avant tout un groupe de travail qui réfléchit sur le référencement dans son ensemble et sur son évolution. Dans cette formation unique en son genre, Laurent Bourrelly transmet son savoir évidemment, mais il partage avant tout avec ses élèves le « spirit » du SEO et sa passion du métier.

Morgane Surlenet

Rédactrice web et stratégiste SEO chez Morgane Surlenet
"Stratégiste : Celui qui connaît la stratégie, art de combiner et de coordonner diverses actions pour atteindre un but."

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